Jeudi 1er mai :
Depuis plusieurs jours, la météo annonce un temps correct, le »Pépère » nous démange depuis l'automne dernier, quatre jours devant nous, on y va...Mais où ?
Lors d'un retour de la Côte Catalane, nous avions traversé les Corbières. Le peu que nous en avions vu nous avait donné une furieuse envie d'y séjourner plus longtemps. De plus, c'est à trois heures d'Albias, par les routes directes, important pour le retour.
En ce qui concerne l'aller, je choisi de faire halte, à midi, au lac de Saint Ferreol. Nous passons donc par Lavaur, Caraman, superbe sur son pic, et arrivons à Revel.
Un magnifique Marché aux Fleurs se tient sous et autour de la halle, avec des dizaines d'exposants, et des centaines de fleurs, plantes, arbustes, qui font la joie de Domi, passionnée de jardin.
Nous continuons jusqu'au bord du lac, où nous déjeunerons d'une grosse salade composée et d'une glace dans un des restaurants du site.
Après une petite promenade
digestive au bord de l'eau, nous continuons la route.

L' étape suivante nous permet de visiter une curiosité, la Voûte de Vauban, Aux Cammazes. Il s'agit du passage souterrain permettant à la Rigole, bief d'alimentation du Canal du Midi, de changer de versant. Très spectaculaire, la traversée sur un trottoir de 50 cm de large, dans l'obscurité est a réserver aux téméraires.


Nous passons ensuite par Saïssac, Montaulieu, le village du Livre, Alzonne, Montréal, Monclar, par de petites routes peu fréquentées, serpentant dans la garrigue, dans un paysage sauvage.
Un petit arrêt à Ladern sur Lauquet, le long de la rivière du même nom, ou la baignade est possible.
Nous atteindrons notre première destination, Lagrasse, par les Gorges de l'Alzon.
Cette première journée a confirmé notre première impression : les paysages sont superbes, sauvages, même si les routes datent d'un autre âge et doivent poser problème aux gros camping-cars. Vive le T3....
Après un petit tour de reconnaissance du village, nous établissons le bivouac sur le parking n°2, qui comporte une aire de vidange, l'eau, et des toilettes publiques. Nous partagerons cet endroit avec une demi-douzaine de C.C.

Vendredi 2 mai :
Comme à mon habitude, me levant plus tôt que Domi, je fais un tour le long de l'Alzon, calme aujourd'hui, mais dont je devine des colères terribles.
La matinée est consacrée à la visite de l'Abbaye de Lagrasse, motif de notre halte ici.
La traversée du village nous donne un avant goût de vielles pierres, avec une halle superbe, et des bords de rivière moyenâgeux :









En bord de route, nous achetons du miel chez Baptiste LECOMTE, au Moulin de la Burde. Après nous avoir parlé de ses abeilles, de ses projets en Guyane, qu'il va rallier bientôt pour une nouvelle vie, il nous indique une auberge à Vignevieille, dont il ne sait pas si elle sera ouverte...
Elle était ouverte, et nous réservait un moment rare, la rencontre avec le propriétaire-patron-cuisinier-serveur, qui nous fit déguster un repas digne d'un restaurant étoilé !
Rillettes de poissons (3 sortes) avec sa glace au thym, foie de veau à tomber, brochettes de chevreau aux extraordinaires parfums de garrigue, fromage blanc de chèvre accompagnant des fraises marat des bois, mures à point.
Il fallait digérer ce festin, nous décidons de nous attaquer à l'ascension du Pic de Bugarach, point culminant des Corbières avec ses 1231 mètres.
De nouveau, la petite route, qui nous fera passer par Montjoi, Auriac, Cubières sur Cinoble, traverse de formidables paysages et nous permet en plus d'agréables rencontres:








Au retour, notre Pépère nous attend sagement au parking.









Tous les châteaux cathares sont impressionnants, Queribus ne déroge pas à la règle. L'ascension est sportive, la récompense à la hauteur de l'effort :




Nous ne pouvons pas quitter le site sans une halte à Cucugnan, où après avoir profité du parking du caveau pour déjeuner, nous assisterons au spectacle vidéo racontant, à travers la voix chaude de Henri Gougaud, la légende du curé.
Un coup d'oeil au moulin avant de repartir

Nous y passerons la nuit (malgré l'interdiction faite aux c.c.) après avoir dîné d'une douzaine d'huîtres dans une des baraques ostréicoles du port :


L'endroit qui, en semaine, doit grouiller de vie très tôt le matin, est en revanche calme ce dimanche.
Nous attendons l'ouverture des baraques pour acheter une bourriche d'huîtres, puis nous prenons la route du retour.
Nous avons prévu la visite de l'Abbaye de Fontfroide. Celle-ci tiendra ses promesses, le lieu est emprunt de majesté, la restauration réussie, la visite passionnante.




Demain matin, il doit m'emmener au boulot...