La météo annonce du beau à l’est du Rhône pour ce grand WE du 1er mai 2007.
Le T3 nous démange, les dernières vacances sont loin. Domi suggère une ballade provençale, j’opine avec enthousiasme.
Samedi matin, chargement du Pépère, vaisselle, provisions, couchage, plein d’eau. Pas de vélo pour cette sortie.
Puis, c’est parti, plein est. Gaillac, Albi, St Sernin sur Rance, premier arrêt à Roquefort avec visite de cave et, bien sur, achat d’un peu de fromage. Puis Millau et son Viaduc, toujours aussi impressionnant. Juste à l’entrée de la Ville, après St Georges, une petite route à droite, en épingle, indiquée Belvédère. Trois Kms de montée, un chemin plus qu’une route, interdite d’ailleurs aux CC, mais pas aux T3 ( Hé, Hé), et en haut, la récompense : d’un côté, l’étendue magique du Larzac, de l’autre une vue à couper le souffle sur le viaduc. L’endroit est idéal pour un déjeuner et comme c’est l’heure…
Notre itinéraire improvisé nous amène ensuite au mont Aigoual. Sur la route, après la traversée du Causse Noir, un arrêt pour un coup d’œil sur l’abîme de Bramabiau.

L’histoire
locale explique ce nom (de l’oc. «veau qui pleure») par le bruit
que fait la rivière souterraine qui sourd au fond de l’abîme, en
cas de crue.

L’endroit est très spectaculaire, mais la météo plus hivernale que printanière nous décourage de faire l’excursion jusqu’au fond du trou…
Le Pépère entame avec courage et ténacité la longue montée vers l’observatoire du Mont Aigoual. Presque 1000 m de dénivelé à travers une succession de paysages de moins en moins boisés, pour arriver sur un sommet à la végétation rase et découvrir l’énorme bâtisse de pierre. Au sortir de l’habitacle douillet et chaud, une vent glacial à plus de 100 Km/h nous accueille.


Nous visiterons l’observatoire météorologique, profitant des commentaires qu’une prof adresse à un groupe d’élèves, puis jetterons, rapidement, un œil sur le panorama, hélas un peu bouché, mais malgré tout spectaculaire.

S’il y a des amateurs de vol libre, l’eau doit leur monter à la bouche…
La descente prendra moins de temps que la montée, et surtout, un peu comme par magie, nous permet de passer de l’hiver au printemps.
La nuit au bord de l’ Hérault sera douillette.
Dimanche, dans la matinée, arrivée à ANDUZE. Nous avons décidé de passer un long moment à la Bambouseraie, et nous ne le regretterons pas.
Les jardins aquatiques et leurs faunes colorées,


La serre tropicale et ses essences exotiques, dans un cadre marin extraordinaire,

Et
bien sur, un foisonnement de couleurs et de senteurs, offertes par
des milliers de fleurs, d’arbres, de plantes et de bambous:





Il
est temps de reprendre la route, sud-est toute, destination Les Baux
de Provence. Nous flânons, d’Ales à Remoulins, De Beaucaire à St
Rémy, pour atteindre le joyau des Alpilles en fin de journée.
Comme souvent, c’est en fouillant, de petites routes en chemins improbables, que nous dénichons un endroit ravissant, au fond d’un vallon calme et tout proche du village, en bordure de bois de chênes verts, qui nous accueillera pour une nuit reposante.
Lundi, réveil et lever tardif, rien ne presse. Le soleil provençal est au rendez-vous, il nous accompagne pour la visite de ce musée à ciel ouvert, juste un peu trop touristique, mais parsemé d’endroits secrets et de perspectives charmantes :






Il
faut commencer à penser au retour, qui se fera par les Gorges du
Tarn. Un bon bout de route attend le Pépère qui frétille à cette
idée.
Nous repassons par Anduze pour rejoindre Florac et entrer dans les gorges par Quezac.
Le parking du bord de l’eau, à Ste Enimie, nous accueillera pour la dernière nuit de notre périple:

Une
belle chambre à coucher!
Mardi matin, nous visitons Ste Enimie, sa source résurgente, ses ruelles moyenâgeuses,


avant
d’emprunter la partie basse des gorges, offrant de magnifiques
points de vue et des villages accrochés au rocher, certain
nécessitant même le téléphérique, aucune route ne permettant d’y
accéder!



Nous
quittons la rivière à St Rome de Dolan pour rejoindre le Causse de
Sauveterre et Séverac le Château, après un dernier coup d’œil
sur le panorama grandiose:

Nous abandonnons en même temps le beau temps et c’est le crachin qui nous accompagnera jusqu’à Albias.
Encore une fois, sans coup férir, le Pépère a accompli sa tâche, et rejoint l’écurie pour un repos bien mérité.
Mais demain matin, au boulot…